Malpassant 2014

C’est l’histoire d’une meuf qui a pas couru depuis 3 semaines, qui a du travail par dessus la tête, enchaine les heures sup, a un level de stress à 300% et mange n’importe comment bref une nana totalement à court de forme et d’entrainement mais qui ne peut se résoudre à déclarer forfait quand arrive sur son calendrier un joli trail de 27km / 1400D+.
Bref une nana un peu concon me direz vous, et vous auriez raison !

Dimanche 4 mai donc, 3 semaines depuis le LUT depuis lequel je n’ai pas fait une seule petite sortie. Mais c’est le Malpassant, c’est magnifique, et ça fait longtemps que je n’ai vu mes copines traileuses, advienne que pourra.

8h45 après la récup des dossard, du sympathique cadeau de course – une paire de manchettes qui s’avèreront très utiles – et la traditionnelle petite photo c’est parti pour quelques heures de patogeage escalades et glissades en tout genre.
départ
Je pars très doucement car je sais que je vais souffrir énormément, j’en ai pris mon parti, d’autant qu’on mange 130D+ dans le premier kilomètre et demi haha. Et puis je n’ai pas eu le temps de faire les 20mn de queue inhérente à un passage aux toilettes avant départ, les problèmes de “tuyauterie” ne devraient pas tarder #letrailcesportglamour
Bref je cours en queue de peloton,  mais une fois l’arrêt-buisson effectué le gros du peloton n’est déja plus qu’un lointain souvenir. Je me retrouve dans un petit groupe isolé de 6/8 coureurs.

Aux alentours du kilomètre 4 (je crois), le parcours 27km et version courte se séparent, et il s’avère que l’ensemble du petit groupe sus cité part sur le court! bande de feignasses !!
A partir de là on s’engage sur un single à travers bois absolument SOMPTUEUX. C’est magnifique. C’est beau, c’est trop beau, et je me laisse endormir dans une douce torpeur à base de “je suis pas en forme, mes chances de ratrapper quelqu’un sont proches du zero absolu alors pourquoi me faire du mal au lieu de profiter de ce superbe parcours”. Bref niveau relance c’est pas folichon. Et puis ça grimpe secos mine de rien.. et la boue? ai je parlé de la boue? non pas encore
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Ben voila kilomètre 8, petite cascade, grand écart. aie. je repars sans dégat mais une petite contracture sous la fesse gauche et à l’intérieure de la cuisse me font remarquer que non je ne suis plus aussi souple que dans mes jeunes années.

Kilomètre 10,5 : ca fait déja un long, très long moment que je suis seule au monde quand soudain le téléphone sonne. Ma mère “t’as abandonné ou quoi?”. Comment vous dire comment ça fait plaisir d’entendre ça quand on est en galère? rappelez moi de plus répondre au tél en pleine course. réponse “non” #raccrochage au nez.

500m plus loin : oh le ravito. oh maman (oh joie – hem hem j’ai les nerfs j’avoue).
Un concurrent est là tout heureux de retrouver quelqu’un, il était pas très loin devant. Ho une concurrente arrive elle était pas très loin derrière. Nous sommes tout 3 plutôt satisfaits de ne pas repartir isolés et à partir de là dans un accord tacite nous resterons ensemble quasiment jusqu’à la fin. Une bénévole nous informe que dans les km à venir on va morfler – enfin elle le dit pas dans ces termes là mais c’est tout comme –  comme si jusque là ca avait été une sinécure.  Mais elle a raison, ce qu’on a fait jusque là n’est rien en comparaison de l’immonde montée qui nous attend derrière.

km 11 à 15 : 4km avec une grosse section à 15%. Mes compagnons et moi devisons gentiment sur le temps, la bonne idée d’avoir pris les bâtons etc.. “on n’est pas au top mais on a la bonne humeur”. Doux euphémisme pour dire qu’on en chie grave mais qu’on est contents d’être là. On fait quelques petites pauses pour admirer le paysage et faire quelques photos.
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Kilomètres 15 à 18 : de la boue de la boue et encore de la boue. Le terrain est vraiment difficilement praticable. C’est le jeu de celui qui trouvera le “track” le moins casse gueule mais honnêtement on a tous perdu. Les figures acrobatiques s’enchainent et ça nous fait marrer. Le truc c’est qu’avec ce genre de terrain et de descentes techniques on a jamais de temps de récup et la perte de lucidité se fait bien sentir. Mais on s’en sort tous sans dégât malgré une jolie frayeur pour l’un de mes camarades.

Kilomètre 18 : un bénévole nous annonce qu’on va s’engager sur la descente des falaises et qu’il faut être extremement prudent – comprendre si vous vous ratez vous atterissez 30 mètres plus bas. ok. “les premiers mecs du 50 arrivent (des machines les gars) alors gardez des yeux dans le dos”. double ok.

Les falaises

Les falaises

kilomètres 17 à 21 : ça descend sévère donc. Les falaises puis le chemin escarpé qui s’ensuit nous vaut quelques nouvelles frayeurs et la contracture derrière la fesse commence a sacrément tirer. J’ai pas le vertige mais ya des moments oulaa faut pas regarder en bas. Les premiers du 50 quant à eux volent littéralement. Ils sont pas humains je vois pas d’autre explication.

Kilomètre 21 : le 2eme ravito que j’attends depuis déja un moment car j’ai un petit creux.
Mauvaise surprise : il n’y a que du liquide, eau ou coca.
Bonne surprise, alors que l’on s’attarde gentiment à bavarder avec les bénévoles, que ne vois je ma carole et son homme qui arrivent à leur tour! grosse perf pour elle qui n’aime pas la descente et qui garde un très mauvais souvenir de l’édition précédente ou elle avait échoué à la barrière horaire!! elle me saute dessus le sourire jusqu’aux oreilles !! pour une fois on va avoir le plaisir de faire quelques kilomètres ensemble.

On repart donc pour les 6 derniers kilomètres. Mais bon dieu ils vont être longs ces 6km. J’ai mal. Carole a encore plus mal que moi quand sa tendinite ischio se réveille.. Ca remonte. Simon nous dit que c’est la dernière. Ca redescend. Ha ben non finalement c’était pas la dernière. Mais non mais j’ai jamais dit que c’était la dernière. Mais il avait pas dit que c’était la dernière? Simon tu te fous de nous c’est ça?
Kilomètre 25,5 se dresse littéralement un mur devant nous. C’est pas long mais c’est violent. Tellement violent que je suis à deux doigts de dégobiller une fois arrivée en haut. Qui est le sadique qui a eu la cruauté de placer cette côte en bouquet finale? Gérard – mon compagnon de route dont je découvre à l’instant le prénom sur le classement  huhu -, lui il est pas à deux doigts. Il me dit de pas l’attendre et se vide l’estomac #letrailcesportglamourépisode2
Nous bouclons donc Carole, Simon et moi en 5h et quelques secondes. Carole est aux anges et ça se voit sur la photo finish!  Elle a vaincu le Malpassant cette année yeahhhh, belle revanche,  grand bravo à toi!!
arrivée
Pour moi c’est 45mn de plus que l’année dernière mais je m’y attendais. Pas vraiment satisfaisant mais j’ai malgré tout pris un grand plaisir sur ce tracé exigeant mais magnifique.

RIP mes speedcross - un trou sur caque shoes - je les ai découvert en enlevant les 3 couche de boue

RIP mes speedcross – un trou sur chaque shoes – je les ai découverts en enlevant les 3 couches de boue snif

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2 Responses to Malpassant 2014

  1. yeahhhh bravo toi aussi tu as vaincu le malpassant et sans entrainement tu peux être fière 🙂 PPPP

    • oaz81 says:

      merci mais bon vaincu c’est un bien grd mot, la “perf” est assez affreuse pour moi.
      peu de temps pour me remettre en jambes avant la maxi race poulala

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